Archives de l’auteur : voie95

Formateur/trice aux savoirs de base pour des salariés en insertion du Val de Marne

Le Réseau IAE 94 regroupe une quarantaine de Structures d’Insertion par l’Activité Economique du département du Val de Marne. L’une de ses missions du réseau est de favoriser les mutualisations de formations pour les salariés en insertion, notamment des formations linguistiques et savoirs de base.
Nous sommes à la recherche d’un(e) formateur/trice aux savoirs de base (français – repères structurants – compétences fonctionnelles pour la vie courante et professionnelle), notamment pour un public relevant des
problématiques de Français Langue Etrangère, d’Alphabétisation et/ou illettrisme.

Missions

Sous la responsabilité du chargé de mission formation, le (la) formateur/trice aux savoirs de base aura pour mission d’animer des sessions de formations mutualisées entre plusieurs SIAE sur l’ensemble du territoire du Val de Marne et plus particulièrement de :

  • Concevoir, mettre en œuvre, animer les sessions de formation.
  • Élaborer des séances pédagogiques visant à répondre aux besoins d’autonomie et d’insertion professionnelle des publics.
  • Préparer des séquences selon une progression pédagogique cohérente.
  • Évaluer les niveaux des participants à l’entrée en formation et leur progression.
  • Assurer, en relation avec les chargé(e)s d’insertion socioprofessionnelle, la cohérence pédagogique et le suivi des parcours.
  • Assurer le suivi administratif et le reporting des sessions de formation (présences, questionnaires, etc.).

Compétences

  • Pratique de tests de positionnement pour évaluer les besoins et les parcours.
  • Maîtrise des techniques d’animation pédagogique et des pratiques d’évaluation.
  • Capacité de conception d’outils et de supports pédagogiques.
  • Empathie et capacité à motiver le public.
  • Aptitude à travailler de manière autonome et en équipe.
  • Capacité à gérer des groupes hétérogènes en termes de maitrise des savoirs de base.
  • Être en capacité d’autonomiser les apprenants afin d’accélérer les apprentissages.
  • Connaissance obligatoire des publics avec des bas niveaux de qualification. Une connaissance du secteur de l’Insertion par l’Activité Economique serait un plus.

Qualification/ Expérience

Expérience d’au moins deux ans sur un poste proche souhaitée.
Diplôme : Master FLE/FLI ou Ingénierie de formation pour adultes ou Licence + expérience.

Poste

CDD de 11 mois -35 heures- Horaires : du lundi au vendredi 9h-12h30 / 13h30-17h.
Rémunération : 1900€ à 2200€ bruts à négocier selon expérience // prise en charge à 50% de la mutuelle + tickets restaurants
Déplacements quotidiens à prévoir sur l’ensemble du département du Val de Marne. Prise en charge de 100%
Pass Navigo si déplacements en transport en commun.
Prise de fonctions souhaitée le 25 janvier 2021.
CV et lettre de motivation à envoyer par mail à reseauiae94@gmail.com

Date publication : 23 décembre 2020

Vœux du Bureau

 Chers adhérents,

 Quand rien n’est certain, tout est possible. C’est l’illustration, l’image du changement et cela s’avère plus confortable lorsque nous parlons entre professionnels, parce que l’on se comprend et que nous savons où nous voulons aller.

 Cette année 2020 aura mis en évidence pour les personnes, associations, entreprises, service public…des capacités à s’adapter, anticiper… et pour notre secteur de l’insertion par l’activité économique, cette crise de la Covid  est un enjeu fort et le sera encore  pour 2021 par la situation économique et sociale de l’emploi.

 Sur le Val d’Oise, malgré ce contexte difficile, les structures se sont mobilisées, les projets de développements sont là (27 dossiers de déposés pour le FDI2), 3 nouveaux conventionnements, un quatrième a eu une prolongation avec une multiplication sur le territoire. Pour 2021 il y a un prévisionnel de plusieurs demandes  de conventionnement également.

 En tant que structures d’insertion nous nous mobilisons pour faire connaître notre professionnalisme, pour convaincre sur les marchés publics ou privés dédiés à l’insertion (mutualisation, groupements..), pour communiquer et surtout faire connaître notre offre d’accompagnement des personnes en parcours, nos salariés.

 Voie 95 se mobilise pour se donner les moyens. Natacha et Rebecca viennent de nous rejoindre. Elles nous  permettront, avec l’aide des membres du bureau et de vous tous, d’atteindre  les objectifs que nous nous donnons pour 2021 :

  •  Se mobiliser pour le financement de la formation pour nos salariés en parcours,
  •  Accentuer la communication et les liens entre nous,
  •   Promouvoir et obtenir des marchés,
  •   Se mobiliser autour d’un projet commun sur notre  vision  et fonctionnement en tant que structure d’insertion dans le Val-d’Oise,
  •  Mutualiser nos moyens.

 Pour cela, Mario, Cécile, Karine, Reynald et moi même sommes mobilisés, engagés  et mettons les moyens avec vous pour notre réseau. Nous vous souhaitons nos meilleurs vœux pour cette nouvelle année 2021.

Myriam Perard, Présidente

Chers adhérents,

Si certains pouvaient encore s’interroger sur l’objet de Voie 95 , ou se poser la question pour quoi y adhérer ? La crise a au moins montré toute l’importance d’avoir un réseau comme Voie95, qui soit présent à vos cotés dans les difficultés et puisse se mobiliser pour défendre vos dossiers notamment de financement.

Vous avez la chance d’avoir une équipe à votre écoute outre le bureau, Natacha et Rebecca qui viennent de rejoindre l’association seront à votre écoute.

Certes tout n’est pas parfait dans le fonctionnement de Voie 95, à vous d’utiliser, le savoir faire de nos équipes, à vous d’interpeller le bureau sur des projets, sur des améliorations.

Nous sommes tous mobilisés le bureau les équipes pour que Voie 95 évolue pour répondre davantage encore à vos attentes.

Je vous souhaite une excellente année 2021

Reynald Coppeaux, Vice Secrétaire

Vente de matériel Informatique: Lancement d’une Boutique en ligne

logo_agoieL’association AGOIE, qui porte un chantier d’insertion Informatique en direction d’un public jeune (moins de 25 ans), vient de lancer une boutique en ligne pour la vente de matériel informatique et de prestations de maintenance.

Le matériel informatique proposé à la vente a été reconditionné par l’équipe du chantier. Le matériel est en parfait état de marche et une garantie de 6 mois est même systématiquement incluse dans l’offre.

L’équipe réalise également des prestations de maintenance et est en capacité d’intervenir en ligne (à distance).

Une adhésion annuelle d’un coût de 10 euros, vous sera demandée lors de la première commande.

Vous pouvez retrouver le Flyer en cliquant sur les liens ci-contre Recto / Verso.

Pour vous rendre directement sur la boutique en ligne:  https://agoie-shop.fr

Vous êtes une entreprise, un collectivité, une association, ou un particulier, et vous venez de renouveler votre matériel informatique. N’hésitez pas à nous confier votre ancien matériel.

Les machines réutilisables seront reconditionnées par nos soins, pour être confiées à des personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active ou demandeurs d’emploi de longue durée qui ne sont pas équipées.

Le matériel non réutilisable sera recyclé par une entreprise spécialisée. Nous vous permettons ainsi, sans frais, de vous acquitter de vos obligations légales en matière de retraitement des déchets électroniques, tout en accomplissant un acte solidaire.

Pour plus d’informations, contacter: Monsieur BONIN Sébastien, encadrant chantier informatique – 01.34.18.28.86 ou à agoie.info@gmail.com

Formation Savoirs de base -Sessions de 2019-2020

Depuis plusieurs années, notre réseau a développé un dispositif mutualisé de formation aux savoirs de base de 120 heures, pour répondre à un fort besoin de nos salariés en insertion auquel le marché courant de la formation s’est révélé peu adapté.
Du fait de la récente réforme de la Formation Professionnelle et de ses conséquences mal anticipées par l’Etat, l’année 2019 n’a guère été une année faste pour notre dispositif. Les bouleversements affectant nos interlocuteurs (les anciens OPCA), la lenteur du démarrage du PIC-IAE, l’enveloppe financière destinée à financer précisément la formation des salariés en insertion n’ont permis que très tardivement à nos structures d’être assurées d’un financement pour leurs salariés en formation.
Nous n’avons donc organisé qu’un seul groupe de 10 personnes en deuxième partie d’année. Le cycle est arrivé à terme le 18 Décembre. Neuf participants sur dix ont souhaité se présenter à la certification CLEA en fin de cycle.
Nous avons l’espoir en 2020 de pouvoir monter plusieurs groupes, dans la mesure où le dispositif de financement fonctionnerait mieux. D’ores et déjà, le calendrier d’un nouveau cycle est en cours d’élaboration, et les structure souhaitant inscrire des salariés peuvent faire remonter leurs besoins au réseau.

CONTACT : VOIE 95 : voie95@orange.fr ou au 06.69.52.28.03

Edition 2019 de la plaquette VOIE 95

L’édition 2019  de la plaquette VOIE 95 est disponible.

Elle regroupe toutes les Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE) adhérentes à VOIE 95.

Vous pouvez la retrouver en téléchargement à la rubrique « NOS PLAQUETTES A TELECHARGER »

 

 

 

 

 

La « valeur ajoutée sociale » de l’entreprise d’insertion Favoriser le travail des femmes en tenant compte de leurs contraintes

L’entreprise Ménage 95, installée à Pontoise, emploie une douzaine de femmes pour réaliser des tâches ménagères chez des particuliers. En quelques années d’existence, elle a su mettre en place des conditions de travail répondant aux difficultés rencontrées par chacune de ses salariées en insertion, favorisant ainsi leur bien-être et leur épanouissement personnel.

Les femmes qui arrivent dans l’entreprise souhaitent parfois adapter leurs horaires de travail à leurs contraintes familiales ou de santé : l’une doit être libre à 18 heures pour aller chercher son enfant à la crèche ; l’autre doit voir son médecin tous les deux jours car elle suit un traitement médical très lourd… Ménage 95 propose donc des plannings « à la carte », qui évoluent lorsque la salariée le souhaite, lorsqu’elle parvient à lever certains freins et à se rendre ainsi plus disponible. Pour la responsable de l’entreprise, cela suppose d’être particulièrement attentifs à chaque situation personnelle, souvent exprimée avec beaucoup de pudeur et de réserve. Il s’agit d’être à l’écoute, pour ne pas décider à la place de la personne, mais bien avec elle.

Pour Ménage 95, ces efforts, qui permettent de concilier sur le long terme l’exercice d’un métier et des contraintes de tout ordre, constituent la « valeur ajoutée sociale » de l’entreprise d’insertion : « on est capable de respecter la personne avec ses difficultés sociales et de lui faire confiance ». Fières de travailler, revalorisées aux yeux de leur entourage et de la société, bon nombre de salariées retrouvent ainsi une image positive d’elles-mêmes.

Revitaliser des jardins et des locaux Les chantiers d’AGOIE, pour découvrir des métiers avec les mains et la tête

AGOIE (Association pour la Gestion d’Outils d’Insertion par l’Economique), en étroite coopération avec Aiguillage (centre de prévention spécialisée) porte un chantier d’insertion spécialisé dans le second œuvre bâtiment et l’entretien des espaces verts. Des jeunes sont recrutés pour cette activité, orientés essentiellement par les éducateurs de prévention.

En partenariat avec un bailleur social sur la ville de Cergy, AGOIE travaille sur un chantier de longue haleine, car les activités s’étaleront sur deux voire trois ans. Il s’agit d’une opération innovante de réhabilitation d’une vingtaine de jardins privatifs dans une résidence HLM qui accueille une population en difficulté. En rez-de-chaussée de cette résidence, des petits jardins mitoyens avaient été laissés à l’abandon depuis des années. Un programme de revitalisation a été mis en place, avec le concours d’une association de locataires qui encourage les habitants à s’intéresser à leur jardin.

AGOIE se charge de réhabiliter intégralement ces jardins d’agrément, tandis que les habitants signent une charte d’entretien au fur et à mesure de leur finalisation. Suivant une conception de l’urbanisme plus personnalisée, le chantier ne vise point à uniformiser les jardins en suivant un modèle unique. Le but est de respecter un certain nombre de cadres communs avec l’idée de créer à terme, sous l’égide de l’association de locataires, une petite coopérative de prêt d’outils pour l’entretien des jardins par les propres habitants.

Les travaux réalisés touchent à plusieurs catégories et corps de métiers. Par exemple, le chantier a révélé des défauts de conception stupéfiants, tels que ces trois niveaux de balcons qui déversent leur eaux de pluie au milieu des jardins privatifs. Il a donc fallu pallier cet inconvénient par divers moyens : restructurations, reconstruction d’allées et de parties gravillonnées, redistribution de l’espace, etc. Les autres travaux consistent en l’installation de bordures et de bacs à fleurs, le semis de pelouse, et la finalisation des abris de jardin construits à l’origine, en faisant appel à la menuiserie.

Un autre exemple de réhabilitation : dans la ville d’Herblay, des salariés du site de La Défense ont crée un Comité de Solidarité, qui s’est mobilisé de manière totalement bénévole pour récupérer une maison de garde barrière de la SNCF afin de créer un hébergement d’urgence. Quatre ou cinq chantiers se sont déjà déroulés pour le réaménagement progressif de cette maison, afin de rendre habitable tout l’espace disponible pour accueillir un maximum de personnes.

AGOIE est clair sur la finalité de ses chantiers : il ne s’agit pas de transformer les jeunes en spécialistes du bâtiment ou des espaces verts, mais de leur permettre de découvrir une diversité d’expériences et de métiers dans ces deux catégories. AGOIE est en recherche permanente de partenaires pour développer des chantiers comme ceux évoqués ci-dessus. Toute proposition est la bienvenue !

« Femmes d’ailleurs, Femmes d’ici » Une association intermédiaire permet l’émergence d’un groupe de femmes

L’association intermédiaire AES (Association Emploi Solidarité), dont le siège se trouve à Auvers-sur-Oise et qui développe ses activités sur un territoire intercommunal (Méry-sur-Oise, Mériel…) a accompagné une histoire toute particulière : la reconnaissance d’un groupe de femmes de plusieurs communautés habitant un même quartier.

Tout a commencé à « La Bonneville », un quartier de Méry-sur-Oise où un nombre important de ressortissants maliens se retrouvent concentrés, comme souvent dans nos banlieues. Des femmes, au lieu de « subir » leur situation, se sont servies de leur proximité pour se soutenir les unes les autres, partager leurs contacts et rester soudées.

Un certain nombre de ces femmes fréquentaient AES, soit en tant qu’intervenantes mises à disposition chez des particuliers, soit en participant à l’atelier de recherche d’emploi proposé par l’association. Les responsables d’AES ont commencé à les réunir il y a environ trois ans, de manière informelle et souple, afin qu’elles puissent progressivement trouver un espace d’expression. Ces réunions se tenaient de façon périodique, en général une fois par mois.Lors de ces réunions, les femmes ont pu mettre en paroles les difficultés de leur quotidien, leurs questionnements, leurs soucis culturels et linguistiques, des interrogations autour de l’éducation des enfants, de la vie en France, etc. Les problématiques qu’elles explicitaient ne leur sont pas spécifiques, elles sont partagées par bon nombre de travailleurs immigrés qui se trouvent dans une situation de confrontation de cultures et qui manquent de liens dans la société d’accueil pour trouver des repères pratiques et mieux vivre ensemble.

AES a apporté des éléments de réflexion tout en respectant la conception culturelle et éducative des femmes, notamment par rapport à la famille et aux enfants. Un autre sujet clé de ces échanges concernait l’accès à l’emploi, les comportements dans le poste de travail et les consignes de sécurité à respecter. « Une femme en boubou qui monte sur un escabeau nous fait craindre pour sa sécurité, mais pour elle la question ne se pose pas », explique une responsable d’AES. Des habitudes culturelles sont donc à aménager dans un monde professionnel qui demande des comportements et des gestes spécifiques.

Les rencontres sont à la fois des moments d’échanges et l’occasion de formuler des demandes collectives, notamment de s’alphabétiser et d’apprendre la langue française. Habituellement, les dispositifs de formation linguistique imposent un diagnostic individuel auprès d’une plate-forme puis une répartition des personnes dans les différents centres de formation. Mais AES, avec l’aide de financements d’État, a pu monter un projet collectif de formation afin que le groupe, sans se dissoudre, puisse suivre des cours sur place. Ainsi, pour l’alphabétisation, l’organisme d’évaluation puis le centre de formation se sont rendus à la Bonneville, dans un local mis à disposition par la municipalité de Méry-sur-Oise.

Depuis 2006, les enseignements linguistiques se poursuivent avec un financement du Fonds Social Européen. D’autres activités (modules d’information sur des sujets choisis collectivement, sorties culturelles, etc.) sont proposées en complément, toujours dans l’objectif d’apporter aux femmes des moyens d’échanges et d’information, de les aider dans l’appropriation de leur environnement et, à terme, de mettre en œuvre leurs projets personnels et professionnels.