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LE MOT DU PRESIDENT

A toutes celles et ceux qui consultent le site de VOIE 95 je souhaite, en ce début d’année, mes vœux les plus sincères pour que nous coopérions toutes et tous, à notre niveau, à la construction d’un monde plus solidaire, plus juste, et plus respectueux de l’autre, d’où qu’il vienne.

Vous reconnaitrez sans doute quelques unes des valeurs autour desquelles notre réseau s’est constitué en 2004.

En 2019, les structures de notre réseau ont fait un effort de développement remarquable, dans la dynamique du Plan Pauvreté du Gouvernement.

Nous avons pu accueillir ainsi d’avantage de salariés en insertion, atteignant les objectifs fixés en début d’année. Et cet effort, nous comptons bien le poursuivre au cours de cette année 2020.

Ce développement a été rendu possible par l’effort financier de l’Etat, incontestable, et par la mobilisation des structures. Pour notre part, nous sommes prêt à remporter de nouveaux défis, mais cela ne sera possible que dans la mesure où de nouveaux partenariats voient le jour dans notre Département.

A l’effort de l’Etat et des structures d’insertion doivent se joindre les initiatives des diverses collectivités     et entreprises de notre territoire, encore trop peu impliquées à nos côtés dans cette démarche de solidarité envers les publics privés d’emploi.

L’insertion par l’activité économique est l’affaire de toute la société, et pas seulement des « spécialistes » que nous sommes. Sans les travaux, les marchés supplémentaires que vous nous confierez, nous ne pourrons pas développer nos capacités d’accueil.

Que vous soyez intervenant sociale, à la recherche d’une solution d’insertion vers l’emploi pour les publics que vous accueillez ; collectivité, entreprise, particuliers, à la recherche d’une structure de l’IAE pour trouver du personnel ou proposer des travaux qui permettront à des personnes sans emploi de retrouver le chemin du travail, ce site est fait pour vous.

Vous pouvez compter sur nous !

Janvier 2020

Vente de matériel Informatique: Lancement d’une Boutique en ligne

logo_agoieL’association AGOIE, qui porte un chantier d’insertion Informatique en direction d’un public jeune (moins de 25 ans), vient de lancer une boutique en ligne pour la vente de matériel informatique et de prestations de maintenance.

Le matériel informatique proposé à la vente a été reconditionné par l’équipe du chantier. Le matériel est en parfait état de marche et une garantie de 6 mois est même systématiquement incluse dans l’offre.

L’équipe réalise également des prestations de maintenance et est en capacité d’intervenir en ligne (à distance).

Une adhésion annuelle d’un coût de 10 euros, vous sera demandée lors de la première commande.

Vous pouvez retrouver le Flyer en cliquant sur les liens ci-contre Recto / Verso.

Pour vous rendre directement sur la boutique en ligne:  https://agoie-shop.fr

Vous êtes une entreprise, un collectivité, une association, ou un particulier, et vous venez de renouveler votre matériel informatique. N’hésitez pas à nous confier votre ancien matériel.

Les machines réutilisables seront reconditionnées par nos soins, pour être confiées à des personnes bénéficiaires du revenu de solidarité active ou demandeurs d’emploi de longue durée qui ne sont pas équipées.

Le matériel non réutilisable sera recyclé par une entreprise spécialisée. Nous vous permettons ainsi, sans frais, de vous acquitter de vos obligations légales en matière de retraitement des déchets électroniques, tout en accomplissant un acte solidaire.

Pour plus d’informations, contacter: Monsieur BONIN Sébastien, encadrant chantier informatique – 01.34.18.28.86 ou à agoie.info@gmail.com

Formation Savoirs de base -Sessions de 2019-2020

Depuis plusieurs années, notre réseau a développé un dispositif mutualisé de formation aux savoirs de base de 120 heures, pour répondre à un fort besoin de nos salariés en insertion auquel le marché courant de la formation s’est révélé peu adapté.
Du fait de la récente réforme de la Formation Professionnelle et de ses conséquences mal anticipées par l’Etat, l’année 2019 n’a guère été une année faste pour notre dispositif. Les bouleversements affectant nos interlocuteurs (les anciens OPCA), la lenteur du démarrage du PIC-IAE, l’enveloppe financière destinée à financer précisément la formation des salariés en insertion n’ont permis que très tardivement à nos structures d’être assurées d’un financement pour leurs salariés en formation.
Nous n’avons donc organisé qu’un seul groupe de 10 personnes en deuxième partie d’année. Le cycle est arrivé à terme le 18 Décembre. Neuf participants sur dix ont souhaité se présenter à la certification CLEA en fin de cycle.
Nous avons l’espoir en 2020 de pouvoir monter plusieurs groupes, dans la mesure où le dispositif de financement fonctionnerait mieux. D’ores et déjà, le calendrier d’un nouveau cycle est en cours d’élaboration, et les structure souhaitant inscrire des salariés peuvent faire remonter leurs besoins au réseau.

CONTACT : VOIE 95 : voie95@orange.fr ou au 06.69.52.28.03

Edition 2019 de la plaquette VOIE 95

L’édition 2019  de la plaquette VOIE 95 est disponible.

Elle regroupe toutes les Structures d’Insertion par l’Activité Économique (SIAE) adhérentes à VOIE 95.

Vous pouvez la retrouver en téléchargement à la rubrique « NOS PLAQUETTES »

 

 

 

 

 

La « valeur ajoutée sociale » de l’entreprise d’insertion Favoriser le travail des femmes en tenant compte de leurs contraintes

L’entreprise Ménage 95, installée à Pontoise, emploie une douzaine de femmes pour réaliser des tâches ménagères chez des particuliers. En quelques années d’existence, elle a su mettre en place des conditions de travail répondant aux difficultés rencontrées par chacune de ses salariées en insertion, favorisant ainsi leur bien-être et leur épanouissement personnel.

Les femmes qui arrivent dans l’entreprise souhaitent parfois adapter leurs horaires de travail à leurs contraintes familiales ou de santé : l’une doit être libre à 18 heures pour aller chercher son enfant à la crèche ; l’autre doit voir son médecin tous les deux jours car elle suit un traitement médical très lourd… Ménage 95 propose donc des plannings « à la carte », qui évoluent lorsque la salariée le souhaite, lorsqu’elle parvient à lever certains freins et à se rendre ainsi plus disponible. Pour la responsable de l’entreprise, cela suppose d’être particulièrement attentifs à chaque situation personnelle, souvent exprimée avec beaucoup de pudeur et de réserve. Il s’agit d’être à l’écoute, pour ne pas décider à la place de la personne, mais bien avec elle.

Pour Ménage 95, ces efforts, qui permettent de concilier sur le long terme l’exercice d’un métier et des contraintes de tout ordre, constituent la « valeur ajoutée sociale » de l’entreprise d’insertion : « on est capable de respecter la personne avec ses difficultés sociales et de lui faire confiance ». Fières de travailler, revalorisées aux yeux de leur entourage et de la société, bon nombre de salariées retrouvent ainsi une image positive d’elles-mêmes.

Revitaliser des jardins et des locaux Les chantiers d’AGOIE, pour découvrir des métiers avec les mains et la tête

AGOIE (Association pour la Gestion d’Outils d’Insertion par l’Economique), en étroite coopération avec Aiguillage (centre de prévention spécialisée) porte un chantier d’insertion spécialisé dans le second œuvre bâtiment et l’entretien des espaces verts. Des jeunes sont recrutés pour cette activité, orientés essentiellement par les éducateurs de prévention.

En partenariat avec un bailleur social sur la ville de Cergy, AGOIE travaille sur un chantier de longue haleine, car les activités s’étaleront sur deux voire trois ans. Il s’agit d’une opération innovante de réhabilitation d’une vingtaine de jardins privatifs dans une résidence HLM qui accueille une population en difficulté. En rez-de-chaussée de cette résidence, des petits jardins mitoyens avaient été laissés à l’abandon depuis des années. Un programme de revitalisation a été mis en place, avec le concours d’une association de locataires qui encourage les habitants à s’intéresser à leur jardin.

AGOIE se charge de réhabiliter intégralement ces jardins d’agrément, tandis que les habitants signent une charte d’entretien au fur et à mesure de leur finalisation. Suivant une conception de l’urbanisme plus personnalisée, le chantier ne vise point à uniformiser les jardins en suivant un modèle unique. Le but est de respecter un certain nombre de cadres communs avec l’idée de créer à terme, sous l’égide de l’association de locataires, une petite coopérative de prêt d’outils pour l’entretien des jardins par les propres habitants.

Les travaux réalisés touchent à plusieurs catégories et corps de métiers. Par exemple, le chantier a révélé des défauts de conception stupéfiants, tels que ces trois niveaux de balcons qui déversent leur eaux de pluie au milieu des jardins privatifs. Il a donc fallu pallier cet inconvénient par divers moyens : restructurations, reconstruction d’allées et de parties gravillonnées, redistribution de l’espace, etc. Les autres travaux consistent en l’installation de bordures et de bacs à fleurs, le semis de pelouse, et la finalisation des abris de jardin construits à l’origine, en faisant appel à la menuiserie.

Un autre exemple de réhabilitation : dans la ville d’Herblay, des salariés du site de La Défense ont crée un Comité de Solidarité, qui s’est mobilisé de manière totalement bénévole pour récupérer une maison de garde barrière de la SNCF afin de créer un hébergement d’urgence. Quatre ou cinq chantiers se sont déjà déroulés pour le réaménagement progressif de cette maison, afin de rendre habitable tout l’espace disponible pour accueillir un maximum de personnes.

AGOIE est clair sur la finalité de ses chantiers : il ne s’agit pas de transformer les jeunes en spécialistes du bâtiment ou des espaces verts, mais de leur permettre de découvrir une diversité d’expériences et de métiers dans ces deux catégories. AGOIE est en recherche permanente de partenaires pour développer des chantiers comme ceux évoqués ci-dessus. Toute proposition est la bienvenue !

« Femmes d’ailleurs, Femmes d’ici » Une association intermédiaire permet l’émergence d’un groupe de femmes

L’association intermédiaire AES (Association Emploi Solidarité), dont le siège se trouve à Auvers-sur-Oise et qui développe ses activités sur un territoire intercommunal (Méry-sur-Oise, Mériel…) a accompagné une histoire toute particulière : la reconnaissance d’un groupe de femmes de plusieurs communautés habitant un même quartier.

Tout a commencé à « La Bonneville », un quartier de Méry-sur-Oise où un nombre important de ressortissants maliens se retrouvent concentrés, comme souvent dans nos banlieues. Des femmes, au lieu de « subir » leur situation, se sont servies de leur proximité pour se soutenir les unes les autres, partager leurs contacts et rester soudées.

Un certain nombre de ces femmes fréquentaient AES, soit en tant qu’intervenantes mises à disposition chez des particuliers, soit en participant à l’atelier de recherche d’emploi proposé par l’association. Les responsables d’AES ont commencé à les réunir il y a environ trois ans, de manière informelle et souple, afin qu’elles puissent progressivement trouver un espace d’expression. Ces réunions se tenaient de façon périodique, en général une fois par mois.Lors de ces réunions, les femmes ont pu mettre en paroles les difficultés de leur quotidien, leurs questionnements, leurs soucis culturels et linguistiques, des interrogations autour de l’éducation des enfants, de la vie en France, etc. Les problématiques qu’elles explicitaient ne leur sont pas spécifiques, elles sont partagées par bon nombre de travailleurs immigrés qui se trouvent dans une situation de confrontation de cultures et qui manquent de liens dans la société d’accueil pour trouver des repères pratiques et mieux vivre ensemble.

AES a apporté des éléments de réflexion tout en respectant la conception culturelle et éducative des femmes, notamment par rapport à la famille et aux enfants. Un autre sujet clé de ces échanges concernait l’accès à l’emploi, les comportements dans le poste de travail et les consignes de sécurité à respecter. « Une femme en boubou qui monte sur un escabeau nous fait craindre pour sa sécurité, mais pour elle la question ne se pose pas », explique une responsable d’AES. Des habitudes culturelles sont donc à aménager dans un monde professionnel qui demande des comportements et des gestes spécifiques.

Les rencontres sont à la fois des moments d’échanges et l’occasion de formuler des demandes collectives, notamment de s’alphabétiser et d’apprendre la langue française. Habituellement, les dispositifs de formation linguistique imposent un diagnostic individuel auprès d’une plate-forme puis une répartition des personnes dans les différents centres de formation. Mais AES, avec l’aide de financements d’État, a pu monter un projet collectif de formation afin que le groupe, sans se dissoudre, puisse suivre des cours sur place. Ainsi, pour l’alphabétisation, l’organisme d’évaluation puis le centre de formation se sont rendus à la Bonneville, dans un local mis à disposition par la municipalité de Méry-sur-Oise.

Depuis 2006, les enseignements linguistiques se poursuivent avec un financement du Fonds Social Européen. D’autres activités (modules d’information sur des sujets choisis collectivement, sorties culturelles, etc.) sont proposées en complément, toujours dans l’objectif d’apporter aux femmes des moyens d’échanges et d’information, de les aider dans l’appropriation de leur environnement et, à terme, de mettre en œuvre leurs projets personnels et professionnels.

Comment améliorer ses services tout en impliquant ses usagers ? Les « petits déjeuners bilans » de la Régie de quartier de la Galathée

A Deuil-la-Barre, la Galathée est un ensemble d’immeubles d’habitat social et privé, où vivent environ 4000 habitants. En 2002, la municipalité y a impulsé la création d’une Régie de Quartier, afin de contribuer à l’amélioration du cadre de vie, de renforcer le lien social et de favoriser l’insertion professionnelle des habitants. Aujourd’hui, cette structure emploie 4 salariés permanents et 8 salariés en insertion (ou opérateurs) ; ceux-ci s’occupent notamment de l’entretien des espaces verts, du nettoyage des rues, de la sortie des ordures ménagères, de travaux ponctuels de rénovation, etc.

A son démarrage, la Régie de quartier a obtenu un contrat d’entretien des espaces verts de la cité. Pour ses opérateurs, encadrés par un professionnel expérimenté, il s’agissait essentiellement de tondre les pelouses, de ramasser les feuilles et de tailler les haies. Cependant, certains habitants trouvaient à se plaindre du travail effectué et, sur le terrain, n’hésitaient pas à interpeller les opérateurs : « Pourquoi taillez-vous de cette façon ? Il vaudrait mieux faire ainsi… ».
Cette situation difficile à vivre a conduit la Régie de quartier à organiser des « petits déjeuners bilans » avec ses clients, bailleurs sociaux ou syndicats de copropriétaires. En instaurant une ambiance conviviale autour du café et des croissants, il s’agissait pour elle d’entendre les réclamations, afin d’améliorer ses services, et surtout d’expliquer son fonctionnement et ses contraintes : « nous accueillons tel public, notre équipe n’est pas pléthorique, la négociation des marchés ne nous donne pas les moyens d’entretenir les espaces verts comme si c’étaient les jardins de Versailles, etc. ».

La méthode a porté ses fruits : aujourd’hui, les bailleurs sociaux et les copropriétaires de la Galathée se sentent impliqués dans le projet porté par la Régie. Ils n’en restent pas moins exigeants à l’égard des prestations fournies, mais les habitudes ont évolué : les remarques ou les réclamations éventuelles sont désormais adressées à l’encadrant technique ou à la directrice de la Régie de quartier. Ainsi, des solutions sont systématiquement recherchées et les opérateurs peuvent évoluer dans un environnement serein

Comment se passe le premier jour d’un salarié ? La pratique de TILT Services

Chez TILT Services (AI), le premier contact avec la personne se passe au moment de son « inscription ». On ne parle pas de « recrutement » pour cette étape : la personne est reçue, tous les aspects sociaux et professionnels sont pris en compte. Pour les personnes étrangères, sont également considérées les expériences qui ont été faites au pays, ainsi que les savoir-faire éventuellement acquis dans le travail au noir et leur histoire de vie.

Ensuite, c’est le cadre de travail chez TILT qui est présenté. Le responsable indique également l’ensemble des activités pouvant se présenter, car les personnes qui s’inscrivent n’ont pas obligatoirement un projet professionnel correspondant aux missions que peut proposer l’association intermédiaire. Il est expliqué aux personnes que TILT est susceptible de les appeler pour une mission et qu’elles n’hésitent pas à repasser pour avoir des nouvelles.

Lorsque la mission se présente effectivement, le responsable en discute avec la personne, soit par téléphone soit de vive voix : « Voilà, les horaires, le lieu, la date, la durée, le cadre dans lequel vous allez intervenir ». Si la personne a besoin de plus d’explications, soit parce qu’elle a des difficultés de compréhension ou parce qu’elle mesure mal un besoin, un rendez-vous est pris pour détailler les tâches à réaliser. A ce stade là, la personne a la liberté d’accepter ou de refuser.

Le premier jour de la mission, TILT amène l’intervenant sur le lieu de travail. Le temps du trajet en voiture est un temps privilégié, pour « remettre les choses au frais » et préciser le contexte dans lequel l’activité se passera. Par exemple, dans la restauration, l’ambiance peut être très variable selon le type d’établissement. Il est recommandé à l’intervenant de demander au client, à la fin de la journée, comment la mission s’est passée et d’en faire un retour à l’association. Tout cela dans un objectif de dialogue. Car l’important, par rapport à des personnes qui ne sont pas toujours à l’aise pour s’exprimer, est de favoriser une forme de communication.

Chaque personne inscrite chez TILT pour une mission a par ailleurs un référent, « il a fait un bout de chemin avec quelqu’un », que ce soit un éducateur de rue, une assistante sociale ou une association partenaire.Ceci est une spécificité aussi de TILT, dont l’accompagnement principal est centré essentiellement sur le travail. Pour cela, il est important que les personnes aient un référent et que ce référent reste actif durant l’entrée à TILT.